Interview Maddy Rognon – Magazine du trésorier (été 2015)

Maddy Rognon Responsable Consulting DataLog Finance

Maddy Rognon Responsable Consulting DataLog Finance

Maddy Rognon détaille dans le Magazine du Trésorerie les éléments constitutifs de la mise en place d’une payment factory dans un groupe et les possibilités qu’offre ce type de progiciel.

Pourriez-vous s’il vous plaît expliquer ce qu’est une « payment factory » ? Beaucoup de nos lecteurs sont perplexes sur ce terme, qu’on associe souvent à un passerelle bancaire unique ? Pourriez-vous nous donner votre définition de payment factory et ce que vous entendez par ces termes ?

Lorsqu’on se réfère à une payment factory, beaucoup de gens l’identifient, ou devrais-je dire la réduisent à une plate-forme de communication bancaire. Pourtant, bien que la communication soit importante dans un projet de payment factory, c’en est seulement un des multiples enjeux. Une fois que vous avez résolu les problèmes de communication, vous devez encore répondre à des questions comme : que dois-je faire avec les différents formats des fichiers de mon système interne ? Qu’en est-il des exigences spécifiques de chacune de mes banques en ce qui concerne le format ? Une fois que les fichiers de toutes mes entités passent par un tuyau de connexion unique, comment dois-je faire pour rationaliser ces flux afin de minimiser les coûts et maximiser la sécurité ? Qu’est-ce que je veux mettre en place comme paiements « au nom de » (POBO) ? Qu’en est-il de ce système en amont qui ne peut pas créer des paiements, mais seulement des factures ? Comment vais-je gérer mes workflows d’approbation ? Comment puis-je envoyer des paiements entre mes banques tout en respectant l’engagement que j’ai fait (par exemple 10% à la banque A, 25% à la banque B, etc.) ? Qu’en est-il des commentaires à d’autres systèmes en ce qui concerne le traitement des paiements et des fichiers de reporting bancaire ? Etc. Donc, notre définition d’une Payment Factory : c’est un système qui, tout en offrant une passerelle unique de communication, sert également à résoudre chacun de ces problèmes, avec une mise en œuvre rapide et sans développement spécifique pour le client.

Quels sont les principaux avantages de ces structures ? (normalisation de la plateforme de communication bancaire ou de la payment factory à un niveau supérieur)

Une payment factory est une plate-forme centralisée. Mais la centralisation peut être poussée à des degrés divers : pour certaines entreprises, la payment factory est une plate-forme centrale à laquelle toutes les entités se connectent alors que chacune gardent le contrôle entier de leurs paiements, alors que dans d’autres groupes la payment factory est basée sur un modèle de POBO et une in-house bank (IHB). Entre ces 2 extrêmes, il y a aussi des implémentations mixtes où le modèle de POBO est utilisé pour certains types de paiements et le modèle de « plate-forme commune » pour les autres. Mais quel que soit le degré de centralisation, une payment factory servira toujours à réduire les coûts et de minimiser les risques, tout en offrant un contrôle plus élevé et une meilleure visibilité sur les paiements et la liquidité.

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